Dans le cadre de ce TPE, nous avons réalisé un sondage afin d’en savoir plus sur les habitudes journalières des personnes possédant des écouteurs. Il nous a permis de nous rendre compte de l’ampleur des dégâts que peut causer une écoute à fort volume et pendant un certain temps.
Ce sondage a été réalisé à partir de Google Forms et diffusé via les réseaux sociaux Instagram et Snapchat. Nous avons posé des questions primaires (âge, sexe), puis des questions plus ciblées sur les habitudes d’utilisation des écouteurs.
Le sondage a obtenu 146 réponses. les personnes qui y ont répondu sont principalement nos amis et connaissances (appartenant comme nous à la tranche des 15-20 ans) et des membres de nos familles (tous âges confondus). Ils font globalement partie de la classe moyenne voire aisée.
Pour les résultats nous avons utilisé l’application Google Sheets qui crée des tableurs et des graphiques. Nous avons donc pu croiser certaines questions pour arriver à des graphiques très explicites. Nous avons alors trouvé que les résultats étaient très cohérents avec nos recherches autour de la problématique..
La fréquence d’utilisation journalière des écouteurs est principalement de 30 minutes à 1 heure par individu avec 35,9%. Cette utilisation quotidienne est généralement due à la prise de transport en commun plus ou moins longue.
Près de 35% des personnes utilisant des écouteurs affirment ne pas savoir si leur audition a baissé. Cela signifie qu’elles ne se rendent pas compte de la dangerosité de cette appareil.
Ici les résultats sont partagés. La moitié des personnes utilisant des écouteurs n’arrivent pas à entendre les conversations extérieures. C’est un problème majeur. Les écouteurs ne sont pas là pour couvrir les bruits. Si vous avez du mal à les entendre c’est que le niveau sonore est trop élevée.

On se demande ici à quel niveau sonore les personnes écoutent leur musique. 37% pousse le volume au ¾ de la barre de son. 36,3% écoute à la moitié du volume maximum. Ce sont des chiffres importants sachant qu’à partir des ¾ de la barre de son l’intensité sonore dépasse les 75 décibels, ce qui correspond au seuil de danger pour l’oreille.
Ici la majorité des personnes (75.2%) déclarent ne pas ressentir d’acouphène. Cependant 13.8% ne savent pas ce qu’est un acouphène. Il est donc possible que certaines personnes ayant répondu « non » aient des acouphènes sans en avoir conscience.
Ici, 82% des personnes ne pensent pas être entendues lorsqu’elles écoutent de la musique. Cependant le type de musique influe en fonction de sa composition sonore. Par exemple, une personne écoutant de la musique électro est plus susceptible d’être entendue qu’une personne écoutant de la musique douce.
On peut constater que 20% des personnes ayant répondu estime que leur audition a baissé. C’est une donnée capitale dans le cadre de ce TPE. Elle nous donne des indices sur les causes et les dégâts éventuels de notre perte d’audition.
85 % des personnes ayant répondu au sondage utilise des écouteurs intra-auriculaires, cela est certainement dû à leur taille, plus petit qu’un casque ils sont donc plus facile à transporter puisqu’ils peuvent être rangés dans une poche de pantalon par exemple contrairement aux casques qui sont plus volumineux.
On peut remarquer que la plupart des personnes ayant répondu au sondage écoutent de la musique pop puisque nous pouvons voir que 101 personnes sur 146 affirme en écouter. Ensuite vient le rap avec 94 personnes en écoutant sur 146, ce sont les deux genres de musique le plus écoutés parmi tous les choix proposés dans le sondage. Nous avons, de plus, en troisième position, la musique douce avec un résultat de 55 personnes et en quatrième, les genres musicaux non cités. Les genres musicaux restants (jazz, électro, classique, rock, reggae, et métal) ont tous une proportion de réponse inférieur à 33% avec moins de 50 réponses. Cependant, ces musiques sont différentes de ce que l’on peut entendre à la radio aujourd’hui ce qui explique leur nombre inférieur de réponse.
créé avec Sheet :
En croisant les données sur la présence d’acouphène et la perception des conversations extérieures, nous voyons que les personnes ressentant des acouphènes sont celles qui perçoivent le moins les conversations extérieures. Cela nous montre que si nous n’entendons plus les conversations extérieures quand nous écoutons de la musique en utilisant des écouteurs, peut-être que le son est trop fort et qu’il faudrait baisser son volume pour préserver son audition.
Ce graphique représente à l’ordonnée, l’intensité sonore. A l’abscisse, le temps d’écoute journalier.On constate que la majorité des personnes écoutant de la musique durant 2 heures ou plus, écoute a fort volume (¾ de la barre de son). Ici, le temps d’écoute est très long et le niveau sonore très élevés et peuvent causer des dommages auditifs.
Ici, dans cet histogramme, nous pouvons voir le croisement des réponses aux deux questions “A quel niveau sonore écoutez-vous de la musique ?” et “Après avoir utilisé des écouteurs, ressentez-vous des acouphènes ?”. Nous constatons donc que les personnes se plaignant le plus d’acouphènes (30%) écoutent leur musique au volume maximum de la barre son. C’est aussi un indice que leur musique est à trop fort volume et qu’ils devraient le baisser.
En conclusion, ce sondage nous donne des raisons de penser que l’utilisation intensive ou inappropriée des écouteurs est dangereuse pour l’appareil auditif. Ce que nous allons chercher à prouver de manière scientifique.


